Ce site a été cofinancé par le Fond Européen Agricole pour le Développement Rural dans le cadre du programme LEADER 2014-2022, la Ville d'Aigurande et l'Association pour la Sauvegarde du Patrimoine d'Aigurande ; il fait partie de l'opération : "Sauvegarde et mise en valeur du patrimoine d'Aigurande", qui comporte la mise en place de quinze panneaux d'information dans Aigurande avec des compléments d'information sur ce site (voir pages Aigurande/parcours historique).

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L'église Notre-Dame d'Aigurande

L'église d'Aigurande, édifiée en granit à la fin du XIe siècle (première mention dans un texte daté de 1087), a été surélevée et agrandie, au début du XIVe siècle, de deux travées (travées 5 et 6) et d'un clocher ; dotée de six chapelles entre le XIVe et le XVIIIe siècle, elle est surmontée du clocher actuel au XVIe siècle. Plusieurs fois restaurée, l'église appartient en grande partie à la tradition romane avec des additions gothique et renaissance.

Commencer la visite par le tour extérieur...

Le flanc sud de l'église

Sortir par le portail et prendre sur la gauche pour longer le mur sud.

Remarquer :

  • les contreforts du XIe ou XIIe siècle (en rouge sur le plan) et les contreforts du XIVe siècle (plus massifs et plus élevés) ;
  • les modillons (ou corbeaux) qui soutiennent la corniche sous la toiture, pour la plupart d'époque romane (XIe-XIIe siècle) ; ils ont été réemployés lors de la surélévation des murs de l'église au début du XIVe siècle ; certains sont sculptés (visages humains, parfois grotesques, animaux, végétaux, objets divers) ; remarquer particulièrement le second modillon à partir du clocher que l'on peut dater du XIVe siècle (tête d'homme couverte d'un chaperon) ;
  • les deux chapelles, couvertes de toits à une seule pente ;
  • la porte du château (XIVe siècle), en arc brisé, dotée d'un beau verrou ancien (ou « courreil ») en fer forgé (XVIIIe siècle ou antérieur).

Le chevet

Contourner le chevet de l'église.

Remarquer :

  • la sacristie, ajoutée à la fin du XIXe siècle ;
  • au-dessus, le vestige d'un mâchicoulis construit dans la première moitié du XVe siècle (guerre de Cent Ans) pour protéger contre d'éventuels assaillants l'accès à la grande baie à remplage de style gothique flamboyant (également XVe siècle).

Le flanc nord de l'église

Longer le mur nord. Remarquer :

  • l'emplacement de l'ancienne sacristie et les quatre chapelles couvertes d'un toit à pente unique ;
  • les modillons (ou corbeaux), pour la plupart du XIe ou XIIe siècle ; remarquer notamment le second modillon à partir du clocher (beau portrait masculin), du XIVe siècle ;
  • le contrefort du XIe siècle soutenant les vestiges du mur de la même époque ;
  • la tour d'escalier desservant le clocher, édifiée au XVIe siècle puis détruite et reconstruite un peu moins haute au milieu du XIXe siècle.

Le clocher et le portail d'entrée

Prendre un peu de recul pour observer le clocher.

  • le clocher, épaulé par la tour d'escalier et cinq contreforts, a été édifié de forme carrée au XIVe siècle dans sa partie inférieure (jusqu'au niveau du faîte de la toiture) ; la partie supérieure, de forme octogonale, a été ajoutée au XVIe siècle et est couverte d'un dôme surmonté d'un lanternon, avec des ouvertures de style Renaissance ;
  • le portail principal en arc brisé, encadré de crochets et de pinacles, a probablement été refait au XVIe siècle.


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Le clocher


Surélevé à la fin du XVIe siècle, il est alors pourvu d'une imposante charpente destinée à supporter les cloches ; les noms de ses constructeurs (Antoine Defaugères et Jean Moreau) apparaissent sur les écussons. La cloche la plus ancienne date de 1584, une autre de 1823, les deux dernières de 1946.

La nef

La nef, le choeur et le sanctuaire ont été voûtés sur croisées d'ogives gothiques au XIVe siècle ; ces voûtes ont fait l'objet de multiples réfections. Grisailles des six fenêtres hautes réalisées en 1893 par les ateliers Lobin et Fournier (Tours).

Les chapelles

Toutes les chapelles sont de style gothique et possèdent des voûtes sur croisées d'ogives. NB : la chapelle Saint-Joseph est fermée au public.

À remarquer au fil de la visite :

1 - Crédence à accolade (XVe siècle ?) incluse dans le mur reconstruit en 1901.
2 - Tableau représentant saint Sylvain par le peintre Daubercourt (1810).
3 - Statue du Sacré-Coeur de Jésus encadrée par les statues de saint Eutrope (à gauche) et de saint Sylvain (à droite) réalisées par l'atelier Léon Moynet (Vendoeuvre-sur-Barse, Aube, 1867).
4 - Verrière représentant saint Dominique recevant le Rosaire des mains de la Vierge, réalisée par l'atelier Lobin (Tours, Indre-et-Loire, 1868).
5 - Statue de Notre-Dame du Sacré-Coeur réalisée par l'atelier Raffl (Paris), dans une niche en plâtre de style gothique ouvrée par Marc Chicot, ouvrier de Lourdoueix-Saint-Michel (Indre, 1867).
6 - Christ en bois (XVIIIe siècle) provenant de l'abbaye d'Aubepierre (Méasnes, Creuse).
7 - Chaire à prêcher (début XIXe siècle).
8 - Bénitier de la porte du château (XIVe siècle ?).
9-10 - Six peintures sur bois représentant six apôtres par le peintre Daubercourt (1810).
11 - Arc triomphal marquant l'entrée du choeur (XIVe siècle) avec, de part et d'autre des chapiteaux, deux visages sculptés (culs-de-lampe).
12 - Maître-autel moderne en granit de La Graule réalisé par les Ateliers Maître (La Forêt-du-Temple, Creuse, 1971).
13 - Tableau (1863) représentant des scènes de la vie de sainte Germaine réalisé par les "Ateliers catholiques" Migne (Petit-Montrouge, Paris XIVe).
14 - Verrière présentant des scènes de la vie de sainte Germaine réalisée par la manufacture Gesta (Toulouse, Haute-Garonne, 1854).
15 - Vitrail réalisé par Nathalie Denoyer (La Châtre, Indre, 2008).
16 - Verrière présentant un décor de rinceaux de fleurs de la Passion (passiflores) sortant d'une vasque réalisée par l'atelier Lobin (Tours, 1868).
17 - Maître-autel d'époque Régence (début du XVIIIe siècle, classé M.H.), acheté (vers 1845- 1855) à la cathédrale de Bordeaux.
18 - Baie de style gothique flamboyant (XVe siècle). Verrière de l'atelier Gaudez et Figuière (vers 1845- 1855) : Christ ressuscité entouré de la Vierge et de saint Jean (lancettes), symboles de trois évangélistes (réseau supérieur : en bas et à gauche), saint Thomas tenant une équerre (au sommet) ; ont été conservés (réseau supérieur) les vestiges d'une verrière du XVe siècle : au centre, saint Michel terrassant le dragon ; à droite, l'ange symbolisant l'évangéliste Mathieu.


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Parcours historique